Quel dommage que l’homme soit si… inhumain !
L’envie de crier, l’envie de hurler parce que les choses ne vont pas comme il le faudrait. Macabre vidéo sur Facebook, où l’on voit, filmé par un téléphone portable, le lynchage d’une jeune fille qu’un fou, après qu’elle ait été rouée de coups de pieds par une foule en délire, tue en lui lançant un moellon sur le crâne, alors qu’elle est à terre, et ce sang qui coule, comme dérisoire, signature de la folie des hommes.
Parfois, j’ai peur, peur de cette terre froide, inhumaine, si loin des valeurs que nous a apportées notre culture occidentale. L’envie de pleurer, inutile constat de mon impuissance, face à la folie du monde, toujours en marche, qui ne prend même pas exemple sur les siècles qui passent, et qui griffe l’Humanité avec des guerres imbéciles et meurtrières. Et demain ? Que laissera-t-on à nos enfants ? La même terre, toute pleine de folie, de vengeance, brutale et guerrière, des forêts déliquescentes, des mers polluées par cette même folie des hommes, ce règne sans partage, cette bêtise collective, cette course aux armements, ces défilés incroyables que la Chine envoie aux yeux du monde, comme pour mieux rappeler à chacun d’entre nous, que tout ce qui a déjà été fait, reste toujours à faire !
J’ai peur. Que sont les larmes, face à la folie des armes ? Qui peut s’octroyer le droit de tuer son prochain ? Que ce soit avec une seringue, dans un QHS américain, ou comme ça, sur une place publique, en jetant un parpaing, le sang reste rouge, il imprègne le sol, et forme une croûte impudique et dérisoire, que personne ne prend le temps de voir. Pourquoi cette folie ? Qui suis-je pour oser aller à contre-courant d’une vérité tenace, lourde et glacée, qui marche au pas cadencé d’un horizon à l’autre de cette terre brûlée ? Les barbelés sont les même à Belfast, à New York, à Paris, en Cisjordanie, à Kiev, à Ankara ou à Pékin. Au-delà des clivages, des appartenances politiques, des idéologies, n’avons-nous plus droit à notre libre arbitre ? Comment se fait-il que notre seule valeur ne soit pas celle de l’Homme, dans sa quintessence, dans sa plénitude, dans sa médiocrité ? Qui sommes-nous pour juger, me direz-vous ? Certes, mais croire à des valeurs aussi fondamentales que le respect de l’individu n’est pas subversif à mon sens. Pourquoi n’est-ce donc pas une vérité absolue à travers le monde ? Qu’est-ce qui nous différencie ? Comment se pose-t-on les mêmes questions fondamentales, à travers les continents ? Comment vivre encore ces absurdités, et ce moellon qui tombe, et qui frappe un visage, l’écrasant sous son poids, est-ce digne de l’humanité ?
Au-delà des libertés individuelles, où est cette tolérance dont chacun de nous semble démuni ? Est-ce là, la future sapience de notre organisation mondiale ? Comment arriver à faire changer les choses, sans haine, sans vindicte, sans faiblesse ? Les exemples sont si nombreux, partout dans le monde, quelles que soient les politiques, les sociétés, des hommes tuent d’autres hommes, des femmes pleurent, se font battre, violer, humilier, dans une déshumanisation absolue et totale, comme s’il s’agissait là d’une simple logique humaine. J’ai envie de crier, de pleurer, de dire à tous ceux que je connais : arrêtez cette haine, arrêtez ces folies, aimez-vous les uns les autres, sans ségrégation d’aucunes sortes, sans folie, sans jugement, juste humainement !
Cette peur qui me tenaille depuis cette vidéo, demain, cela se passera devant nous, et que pourrons-nous faire ? Un constat, terrible et funeste, une statistique, quelques lignes sur un article de nos quotidiens, et cette flaque de sang sera nettoyée, balayée, pour ne pas insupporter nos bonnes consciences de petits fanatiques. Sommes-nous vraiment nos seuls prédateurs ? Des siècles de lumière ne suffisent pas à laisser partout triompher le respect de l’individu, dans sa quintessence, dans son entièreté, au-delà de ses propres folies. Y a-t-il autre chose de plus sacré que la vie ? Vie sous toutes ses formes, respect de la personne humaine, juste pour ne plus jamais voir ça. Je suis triste, profondément triste devant ce constat amer, il me semblait pourtant que chaque fois que nous avancions un petit peu, nous allions dans ce sens, mais aujourd’hui on récompense du prix Nobel de la Paix un homme d’État influent, qui mène des tas de guerres à travers le monde. N’y a-t-il pas d’autres moyens de faire triompher l’humanisme, que celui du langage des armes ? Cette folie ne pardonne rien, n’a plus de garde-fous, elle avance à pas de géant, alors que nous peinons sang et eau pour essayer de la juguler, juste un petit peu, comme un devoir de façade, alors que le marché des armes ne cesse de grandir et de s’amplifier à travers le monde.
Les richesses sont-elles à ce point importantes, qu’elles occultent la seule richesse qui, à mon sens, vaut encore la peine de se battre : l’Homme !
Quel que soit le continent, le pays, le canton, les larmes ont toujours un goût d’iode, et le deuil fait toujours aussi mal, bien au-delà des idéologies, des valeurs et des religions.
À l’heure où l’on ne respecte même plus notre propre terre nourricière, est-il si étrange, que l’Homme ne soit pas plus considéré qu’un vulgaire animal ? Et tout cela nous indiffère, trop occupé à gérer notre petit confort quotidien, on se met des œillères, alors que jamais les médias n’ont été aussi prompts à nous informer de la folie du monde en marche. Et demain, que restera-t-il pour nos enfants ? Un monde endeuillé, séparé, terrifié, la peur de l’autre, le refus des autres cultures, et des religions, un monde abominablement individualiste, alors que la seule valeur à défendre reste l’intégrité de l’Homme, et le respect de l’autre.
Mon Dieu qu’ils me semblent noirs ces jours à venir, cette humanité malmenée, endeuillée, bafouée. Et le regard des gens, porté sur leur petit nombril, se cachant l’atroce vérité.
Et dire que quelqu’un croyait encore, il n’y a pas si longtemps que nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, mais que nous l’empruntions à nos enfants… Quel dommage que l’homme soit si… inhumain !
Un article proposé par Gregory J., expert référencement
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décembre 4th, 2009 at 11:14
Le prénom de la table ne serait pas Monica